C’était une chapelle appelée « Notre Dame du Petit Monastère ». Elle a servi d’asile aux ermites de Scissy, puis elle a tenu lieu d’église paroissiale aux populations alentours. À la restauration du Culte en 1802, elle fut conservée comme chapelle vicariale de Saint Pair.
À l’origine, les ambitions des bâtisseurs étaient modestes : 20m de longueur, 5,5 m de largeur et 6 m sous la voûte. Elle sera prolongée de 5 m en 1850.
En démolissant le retable de l’ancien maître autel en 1886, on découvrit une statue de la Sainte Trinité qui daterait du XV e siècle, et qui fut replacé dans l’église en 1944 par l’abbé Béhier.
Le Campanile, qui datait de la Renaissance, reposait au milieu de l’édifice, sur une arcade étroite, sans doute du style Ogival. De petits autels s’appuyaient de chaque côté contre les soubassements de l’arcade. À sa destruction en 1902, les ouvriers mirent à jour un morceau de granit sculpté dans le style Roman, et œuvré avec de fines moulures.
À la place du Campanile, on installât une cloche de 609 kg. L’histoire de l’église de Kairon fut achevée avec l’installation d’une deuxième cloche en 1904.